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« Le Coeur du Shiatsu est comme l’amour maternel.
La pression sur le corps stimule la source de vie »
Tokyno Namikoshi

Le Shiatsu est une technique de massage japonaise, qui prend de l’ampleur en France depuis une dizaine d’années, utilisant les bases de la médecine traditionnelle chinoise.

Elle est basée sur l’application de pression en des points spécifiques du corps (Tsubo) en suivant le trajet des méridiens d’acupunctures. Ces méridiens sont en relation avec les organes et les grandes fonctions du corps humain.

Les pressions permettent lorsqu’elles sont précisément choisies d’éliminer la fatigue, de stimuler les défenses naturelles de l’organisme.

Le SHIATSU agit en profondeur sur l’organisme afin de faciliter les flux d’énergie pour le libérer de son stress et des douleurs qui l’accompagnent.

Les pressions sont réalisées avec les doigts et la paume de la main soit directement sur la peau ou sur des vêtements souples.

Le terme Shiatsu est la fusion de deux mots japonais :

shi – le doigt, et atsu – pression

LA NAISSANCE

L’acupuncture voit le jour au pays de l’Empire du Milieu en Chine.  Et même si on ne peut aujourd’hui mettre une date précise sur la création de cette technique, les premières aiguilles en pierre remontent déjà à plus de cinq mille ans.

Les premiers écrits, eux-aussi, sont très difficiles à dater, et au fil du temps, de nombreux textes ont été perdus. Le livre le plus ancien, intitulé le « Nei Jing » * de l’Empereur Jaune Huang Di, fait mention d’acupuncture, et daterait de plus de 300 ans avant JC. Dans ce manuscrit, il parle de l’efficacité du geste nécessitant une parfaite connaissance de son corps et de celui de son partenaire. Je pense que c’est pour cette raison que les premiers grands médecins chinois étaient aussi de grands combattants. Huang Di était un grand précurseur dans son domaine et aujourd’hui ses écrits sont plus vrais que jamais. (Voir citation en bas de page).

Les moines Bouddhistes introduiront cet art de vivre au Japon. Les japonais vont très rapidement l’adopter, et l’intégrer à leur culture, l’enrichir de techniques supplémentaires pour notre plus grand bonheur.

Au fil du temps, le Shiatsu, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui se met en place. A l’âge de Sept ans Tokojiro Namikoshi le découvre à ses dépens. Alors qu’il essaye de soulager sa maman qui souffre de polyarthrite rhumatoïde, il constate que de simples massages sont moins efficaces que de véritables pressions des doigts.

Shizuto Masunaga quant à lui, introduira avec les pressions des doigts, la base de la médecine chinoise, avec le Tao, le Yin et le Yang, les cinq éléments et les méridiens d’acupuncture.

C’est ce Shiatsu que je pratique aujourd’hui !

Citation : Tiré du Suwen – Chapitre du NeiJing

Dans le premier chapitre du NeiJing, l’Empereur Jaune Huang Di, s’adressant au professeur céleste :

 – L’Empereur :

  » J’ai entendu dire que les peuples des anciens temps arrivaient à vivre jusqu’à cent vingt ans sans présenter de signes de faiblesse dans leurs mouvements, alors que de nos jours les gens se sentent fatigués avant d’avoir atteint soixante ans.Cela est-il dû aux changements de l’environnement naturel ou aux fautes de l’homme ?  »

 – Qibo répond :

« Les anciens, connaissant la juste façon de vivre, avaient suivi le modèle du Yin et du Yang, qui est celui du ciel et de la terre, et ils restaient en harmonie avec les symboles numériques qui sont les grands principes de la vie humaine ; ils mangeaient et buvaient modérément, vivaient leur vie quotidienne sans excès ni abus. Moyennant quoi, leur esprit et leur corps restaient en parfaite harmonie l’un avec l’autre ; ils pouvaient dépasser la durée moyenne de vie et mouraient à plus de cent vingt ans. Les hommes d’aujourd’hui sont cependant très différents. Ils s’empoisonnent eux-mêmes, remplaçant une vie normale par une vie d’abus, ayant des rapports sexuels alors qu’ils sont ivres. Ils épuisent leur énergie pure par la satisfaction de leurs désirs, perdant leur énergie véritable par des consommations vaines et prolongées. Ils ne réussissent pas à retenir suffisamment d’énergie et à garder un entrain constant, se précipitant sur les satisfactions agréables à leur cœur, au lieu de découvrir le vrai bonheur intérieur, vivant leur quotidien de manière désordonnée.Pour toutes ces raisons, ils ne peuvent durer que la moitié de leur durée de vie. »